Présentation

Wednesday, 06 September 2017 10:32

Présentation du PNLT

Jusqu’en 1987-88 la lutte contre la tuberculose était entièrement supportée par le Ministère de la Santé Publique (MINSANTE) : le diagnostic et le traitement étaient gratuits ainsi que l’hospitalisation. La survenue de la crise économique et financière à la fin des années 80 a entraîné un effondrement du budget de fonctionnement du MINSANTE qui s’est traduit entre autres par la cessation de la gratuité de la prise en charge des malades tuberculeux. La  réorientation globale de la politique de la santé pendant cette période a permis l’opérationnalisation du  District de Santé qui fait qu’aujourd’hui la prise en charge des malades tuberculeux peut s’effectuer de façon efficace au niveau périphérique.

          En 2002, le Programme National de Lutte contre la Tuberculose (PNLT) a été reconnu comme programme prioritaire du MINSANTE. Il est à présent rattaché au cabinet du MINSANTE suite à la réorganisation du programme en 2002 avec la création du Comité National de Lutte contre la Tuberculose (CNLT), son Groupe Technique Central (GTC) et ses unités décentralisées. La réorganisation du PNLT, en dehors de la lisibilité que cela lui donne, témoigne de l’engagement du gouvernement à lutter efficacement contre ce fléau.

       Selon le dernier rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS 2011), le nombre total de nouveaux cas de tuberculose et de rechutes attendu au Cameroun en 2010 était  d’environ 35 000, soit un taux d’incidence de 177 pour 100 000. Pour la même année, 24073 cas de tuberculose (nouveaux cas et rechutes) étaient enregistrés, soit un taux de notification de 123 cas pour 100 000, correspondant à un taux de détection de 69%. L’augmentation des cas déclarés au cours des dernières années traduit l’amélioration de la couverture du programme: en effet le nombre de cas (toutes formes confondues) est passé de 4 752 en 2000 à 10 548 en 2002 et à 25 126 cas en 2011.

          Le problème de la tuberculose est aggravé par l’infection à virus de l’immunodéficience humaine (VIH). En effet la tuberculose est l’affection opportuniste la plus fréquente au cours de l’évolution de l’infection à VIH en Afrique. Au Cameroun, le taux moyen de prévalence de l’infection à VIH dans la population générale étaitestimé à 5,3% en 2010 par l’UNAIDS En 2011, 81% des cas de TB enregistrés avaient eu un test de VIH et 38% étaient VIH positifs., d’où la nécessité de mettre en place des activités efficaces de détection et prise en charge de la co-infection TB/VIH

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