Sunday, 18 September 2016 15:44

Forces, faiblesses, opportunités et menaces

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MPACT

Forces

Faiblesses

Opportunités

Menaces

Impact de la TB

-    Tendance en baisse des estimations de mortalité, prévalence et incidence (OMS).

-    Selon ces estimations, existence d’un nombre significatif de cas TB non diagnostiqués et non traités.

-    Volonté politique

-    Politique nationale de lutte contre la pauvreté

-    Peu de succès des programmes de développement économique (pays émergeant en 2035)

-    Insuffisance persistante du budget de l’Etat octroyé à la santé.

Impact du VIH

-    Prévalence du VIH en baisse dans la population (4,3% dans la population 15-49 ans contre 5,5% en 2004, DHS 2011).

-    Prévalence élevée et stable du VIH parmi les cas TB : 38% (82% testés).

-    Taux de létalité élevé.

-    Politique nationale de lutte contre le VIH

-    Couverture insuffisante de la thérapie antirétrovirale

Interventions

Forces

Faiblesses

Opportunités

Menaces

Dépistage

-    Existence d’un réseau de CDT accessibles et fonctionnels dans tout le pays (1 CDT pour 88630 habitants en 2013).

-    Connaissance insuffisante de la maladie et de l’offre de services TB par la population.

-    Diagnostic payant.

-    Critères trop sélectifs de suspicion et diagnostic tardif (forte positivité).

-    Couverture insuffisante du dépistage dans les groupes à risque (prisons, contacts).

-    Pas de stratégie de sensibilisation des prestataires privés à but lucratif sur la lutte anti-TB.

-    Couverture nationale en CSI susceptibles de s’associer à la détection et la PEC de la TB.

-    Existence d’un large secteur privé à but lucratif non encore impliqué dans la LAT.

 

Réseau des laboratoires de diagnostic

-    Laboratoires de diagnostic de la TB accessibles et fonctionnels dans tout le pays.

-    Renouvellement de microscopes et de petit matériel en 2013.

-    Existence de directives de contrôle de qualité.

-    Formation des techniciens régionaux sur la maintenance des microscopes en 2013.

-    Réunions d’évaluation régionales ont un effet motivant certain des laborantins.

-    Mise en œuvre limitée de la microscopie à fluorescence et des techniques moléculaires.

-    Pas d’algorithme de diagnostic intégrant XPert.

-    Qualité du diagnostic insuffisamment contrôlée et manque de recyclage des controleurs.

-    Approvisionnement irrégulier des CDT en réactifs et consommables.

-    Persistance de besoins en équipements.

-    Infrastructures non adéquates.

-    Proportion élevée de laborantins non formés.

-    Supervision insuffisante.

-    Faible motivation des laborantins pour la TB.

-    Importance accordée au niveau international à l’amélioration des systèmes d’assurance qualité dans les laboratoires (WHO, GLI, CDC).

-    Manque de financement externe pour les nouvelles technologies.

Traitement

-    Utilisation des schémas de traitement standardisés.

-    Gratuité du traitement.

-    Disponibilité de ressources humaines qualifiées dans les CDT.

-    Taux de guérison/succès inférieur à la cible (80%).

-    Qualité insuffisante du suivi (adhérence, contrôles).

-    Moyens de communication et de déplacement limités dans les CDT (recherche des irréguliers et des transférés).

-    Décentralisation insuffisante de la PEC dans les grandes villes.

-    Réseau de CSI publics et de structures de dialogue avec les communautés dans l’ensemble du pays.

 

Gestion des médicaments (approvisionnement et distribution)

-    Bon système de suivi des stocks et de distribution des médicaments par le GTC.

-    Gestion informatisée des médicaments à la CENAME et dans les CAPR.

-    Financement des antituberculeux très lié aux ressources extérieures.

-    Irrégularité des approvisionnements en médicaments et ruptures récurrentes dans les CDT.

-    Manque de suivi de la gestion des médicaments au niveau des CDT et par les URLT (dotations et stocks)

-    Non approvisionnement de l’eau distillée et des seringues.

-    Disponibilité d’un budget de l’Etat Camerounais pour l’achat des médicaments.

-    Existence d’un système de livraison des médicaments essentiels par les CAPR vers les FS.

-    Lenteur d’exécution au niveau du Fonds Mondial

-    Disponibilité intermittente des Fonds de contrepartie.

-    Procédures de passation de marché.

-    Indisponibilité temporaire de certains produits.

-    Besoins imprévisibles en intrants et médicaments lié à l’instabilité politique dans la région (réfugiés)

TB-VIH

-    Atteinte de la cible de dépistage du VIH parmi les malades tuberculeux   (82% en 2013).

-    Directives actualisées de PEC de la coinfection.

-    Amélioration de la PEC de la coinfection (85% sous CTX et 65% sous ARV, cohorte 2012).

-    Ruptures fréquentes en tests VIH, CTX et ARV.

-    Test VIH, bilan pré-ARV et dossier ARV payants.

-    Lourdeur des procédures d’accès aux ARV et de renouvellement des ordonnances.

-    Faible collaboration entre les 2 programmes.

-    Très peu d’intégration des services TB et VIH.

-    Seulement 60% des CDT sont des UPEC.

-    Accès limité et payant au XPert pour le diagnostic de la TB chez les PVVIH.

-    Nouveau modèle de financement du FM en faveur de plus d’intégration des programmes TB et VIH

-    Stratégie OMS sur les activités collaboratives TB-VIH (politique, aspects opérationnels, M&E, bonnes expériences des pays, etc.)

-    Plateforme TB-VIH de la DLMEP

-    Recherche en cours pour déterminer l’algorithme de diagnostic de la TB chez les PVVIH.

-    Extension trop lente des services de prise en charge du VIH/Sida.

TBMR

(dépistage)

-    Tests de sensibilité (TS) faits dans 2 laboratoires.

-    Tests moléculaires (XPert) disponibles dans 3 régions.

-    Gratuité des TS et moléculaires pour la détection de résistance

-    Appui UNITAID /FIND.

-    Système de surveillance continue fonctionnel à l‘Ouest, SO, NO, Littoral vers Bamenda; et à Yaoundé vers CPC.

-    Faible mise en œuvre du diagnostic de la TBMR parmi les cas à risque hors les régions couvertes par la surveillance continue.

-    Système d’envoi des échantillons et de retour des résultats des TS fonctionnel seulement dans 6 régions.

-    Fin du projet EXPAND-TB et continuité non assurée de l’approvisionnement en réactifs pour la culture et test de sensibilité.

-    Processus en cours de reconnaissance du statut du LRRTB de Bamenda par le MSP.

-    Possibilité de mettre en place un sytème intégré d’envoi des échantillons en utilisant le système existant pour le VIH (EID, C4, charge virale).

-   

TBMR (traiteme)

-    Existence de 3 unités d’hospitalisation pour le traitement et de plusieurs CDT administrant le traitement en ambulatoire.

-    Utilisation d’un schéma de traitement court avec de bons résultats.

-    Participation à l’étude multi pays de L’Union.

-    Traitement gratuit.

-    Appui aux patients (nutritionnel ; examens complémentaires).

-    Approvisionnement irrégulier en médicaments de seconde ligne (MSL) entraînant une proportion insuffisante des TBMR diagnostiqués mis sous TT  (62% en 2013).

-    Manque de personnel qualifié pour la prise en charge des malades TBMR et la gestion du programme TBMR

-    Manque de moyens de fonctionnement et de supervision.

-    Mesures de contrôle de l’infection et protection respiratoire insuffisantes dans les unités TBMR.

-    Prise en charge limitée des effets secondaires du traitement.

-    Adoption du schéma court comme schéma standard pour le traitement des malades TBMR.

-    Afflux des malades TBMR en provenance des pays voisins où ils ne sont pas traités.

TB dans les prisons

-    Existence depuis 2007 d’un programme de prévention et de traitement de TB / VIH-SIDA dans 10 de 74 prisons (11000 détenus, soit environ 42% de la population carcérale).

-    Stratégie bien définie en accord avec les directives du PNLT et PNLS : dépistage à l’entrée, en routine et dépistages de masse périodiques.

-    Partenaires: Min Justice / MSP / FS privées / GIZ.

-    Financement FM.

-    Taux de notification de la TB dans les prisons ciblées reste en moyenne 10 fois supérieur au taux dans la pop générale comparable.

-    Manque d’appropriation de la composante par le GTC-PNLT pour assurer la continuité et la qualité de l’intervention.

-    Seulement 2 CDT pour l’ensemble des prisons

-    Existence d’un décret précisant le cadre de collaboration entre le MINSANTE et MINJUSTICE.

-    Note de plusieurs délégations régionales stipulant la gratuité du dépistage de la TB dans les prisons.

-    Existence d’organisation confessionnelles et OSC pourvoyant un appui nutritionnel et psychosocial régulier aux détenus.

-    Conditions d’emprisonnement : promiscuité, manque de ventilation dans les cellules, malnutrition.

-    Crises politiques éventuelles

-    Catastrophes naturelles.

TB enfants

-    Depuis 2013 : données de notification collectées pour les 0-4 ans et les 5-14 ans.

-    Formulations pédiatriques disponibles.

-    Disponibilité de directives de traitement préventif par INH (TPI),  

-    Faible mise en œuvre des stratégies de lutte contre la TB infantile.

-    Faible détection de la TB chez les enfants (4.4% des NC en 2013).

-    Rupture fréquente des Anti-TB formes pédiatriques et INH.

-    Faible mise en œuvre TPI

-    Absence de données sur le TPI (nombre d’enfants traités, résultats du traitement)

-    Absence de données des cas TEP par tranches d’age (0-14 ans, > 15 ans).

-    Existence de forum de promotion des directives du programme (association des pédiatres)

-   

Populations spéciales : réfugiés, pygmées, travailleurs des compagnies forestières, etc.

-    Existence d’un programme de santé VIH et TB dirigé aux travailleurs des compagnies forestières, leurs familles et la population voisine dans les zones d’accès difficile (5 régions), coordonné par le Groupement de la Filière Bois du Cameroun.

-    Pas de stratégie de sensibilisation/ dépistage/ prise en charge appropriée.

-    Méconnaissance du fardeau de la TB dans ces groupes.

-    Politique nationale pour l’appui aux réfugiés.

-    Institutions dédiées aux réfugiés.

-    Existence de camps d’accueil de réfugiés

-    Existence de cases communautaires/formations sanitaires privées pour les pygmées.

-    Instabilité politique des pays avoisinants.

Prévention de la TB dans les FS (contrôle de l’infection TB)

-    Une mission d’évaluation / formation conduite par l’OMS début 2014.

-    Directives non développées et mesures rarement appliquées (triage des cas contagieux, ventilation, protection du personnel)

-    Pas de données concernant la TB parmi le personnel des formations sanitaires.

-   

-   

Système d’enregistrement et rapportage: suivi évaluation

-    Système de rapportage simple et bien organisé à tous les niveaux.

-    Bonne complétude des rapports de dépistage et résultats de traitement.

-    Taux de complétude des données de labo insuffisant (65% en 2013).

-    Rupture des outils du programme depuis 2013 (fiches, cartes, registres TB et labo).

-    Les données sont disponibles aux différents niveaux de la pyramide sanitaire mais sont insuffisamment analysées et utilisées pour la planification et la prise de décisions.

-    Nouvelles définitions de l’OMS pour l’enregistrement et les résultats de traitement.

-    Développement d’un système de surveillance de la TB (EPICAM).

-    Déséquilibre des besoins en informations des programmes verticaux et du système de santé.

Supervision

-    Activité incluse dans le Rd 9 à raison de 2 supervisions du niveau central par an dans chaque région et une supervision trimestrielle des CDT par les URLT.

-    Exécution limitée vu le retard de financement (en 2013 exécution à 75% par le niveau central et à 50% en moyenne par les régions).

-    Qualité insuffisante des supervisions formatives.

-    Faibles capacités techniques et de gestion de certains superviseurs.

-    Nombre de jours limité pour la supervision par les régions.

-    Etat défecteux des véhicules du programme à au niveau central et dans les régions.

-    Existence de supervisions intégrées.

-    Verticalité et manque de coordination des programmes.

Recherche opérationnelle (RO)

-    Capacité de recherche mise en évidence par plusieurs publications.

-    Plusieurs études en cours en collaboration avec d’autres institutions.

-    Supervision de thèses académiques.

-    Obtention de financement pour des projets de recherche.

-    Absence d’un agenda de recherche opérationnelle du PNLT par priorité et budget.

-    Manque de coordination avec les entités qui font de la recherche et pas de vue d’ensemble des RO en cours.

-    Pas d’encouragement ni de formation à la RO par le PNLT.

-    Application insuffisante des résultats de la RO dans les stratégies.

-    Existence de capacités de recherche (individus, universités, personnel académique) bien que dispersées.

-    Détermination des agendas de RO par les bailleurs externes ou les intérêts personnels des chercheurs au détriment des priorités du PNLT.

Plaidoyer, communication et implication de la société civile et des patients dans la mise en œuvre des activités

-    Mise en œuvre des activités de communication en partenariat avec la société civile.

-    Des projets financés par des partenaires ont déjà été exécutés ou sont en cours d’exécution (Orisade, FIS).

-    Formation en ACSM des personnels des CDT, clubs TB et société civile dans 12 districts (Centre, Littoral et Ouest).

-    Enquête CAP réalisée.

-    Expertise en TB de la SC représentée au CCM.

-    Qualité de la PEC des TBMR bien connue au niveau inter national et sert d modèle reconnu

-    Manque de visibilité des activités du programme (dans les médias, sur le web, etc.)

-    Partenariat opérationnel avec seulement 3 ONG nationales sur 10 régions pour la mise en œuvre des activités de communication et de mobilisation sociale.

-    TASK FORCE COMMUNICATION TB non mise en place.

-    Absence de supports communicationnels sur la TB, la coïnfection TB – VIH, la stigmatisation des patients et l’intérêt de la vaccination.

-    Plan stratégique national de communication non validé.

-    Absence d’outil de suivi et de capitalisation des activités menées par les OSC.

-    Faible remonté des données de terrain des OSC vers le programme.

-    Faible mobilisation des communautés, anciens patients et mass media.

-    Non prise en compte de la SC dans la planifaction stratégique du PNLT et la mise en œuvre.

-    Multitudes d’OSC et d’une plateforme de 30 ONG (Cameroon TB Group) reconnues par le Stop TB partnership, impliquées dans la lutte contre le VIH et la TB au niveau Pays.

-    Existence de structures de dialogue (COSA, COSADI).

-    Existence de leaders d’opinion et religieux dans les communautés.

-    Multitude de média audio-visuels (radios nationales et communautaires, TV, internet, réseaux sociaux, etc).

-    Stratégie partenariale du MinSanté 2007-2015.

-    Expertise chez les OSC en matière d’ACSM, suivi évaluation, récolte de fonds.

-    Existence des bailleurs de Fonds Nationaux et internationaux.

-    Persistance d’une perception trop médicalisée de la lutte contre la TB.

-    Verticalisation de la SC par programme.

Ressources humaines (RH) et formation : gestion de programme

-    Postes clés pour la gestion du programme TB sont généralement couverts au niveau des CDT, régional et central.

-    Tenue d’une réunion annuelle d’évaluation au niveau national et dans chaque région.

-    Mouvements fréquents du personnel formé.

-    Manque de formation d’une importante proportion des médecins, chargés TB et laborantins.

-    Ressources limitées assignées à la formation (ressources financières, formateurs).

-    Irrégularité des réunions de coordination au niveau du GTC et partenaires (« management team »).

-    Gestion relativement faible des activités du personnel du GTC.

-    Capacité limitée des URLT en termes de RH (2ème cadre d’appui non fonctionnels) et de gestion.

-    Démotivation de certains catégories de personnes ressources du PNLT.

-    Analyse incomplète des résultats du programme lors des réunions d’évaluation nationale et dans les grandes régions par manque de temps.

-    Le Cameroun dispose de personnel de santé bien formé.

-    Le FM permet les formations.

-    Les faiblesses sont reconnues et il existe une forte volonté d’améliorer la situation.

-    Interférence du MoH dans les nominations du personnel (nouvelles nominations non appropriées ne correspondant pas toujours au profil du poste ; réaffectation impromptues déséquilibrant le programme)

Gestion de subventions

-    En général, les   procédures, les outils de gestions, les objectifs, stratégies, activités managériales essentielles sont connues par le personnel en charge du contrôle de la TB.

-    Retard de mise en œuvre des activités suite aux retards de décaissement du FM.

-    Lourdeurs administratives à tous les niveaux.

-    Manque d’anticipation au GTC dans la mise en œuvre des activités, tenant compte de la lenteur des procédures de décision et de leur application.

-    Budget des URLT non proportionnel au nombre de CDT.

-    Faiblesse organisationnelle au niveau central et régional.

-    Manque de collaboration des services de comptabilité au niveau central et régional.

-    Faible coordination de l’assistance technique.

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-    Impératifs urgents venant de l’extérieur interférant dans les décisions et dans l’exécution des interventions.

Gestion programme

Logistique

-    Appui financier du FM 

-    Budget de l’Etat et d’autres partenaires.

-    Existence d’un manuel de procédures.

-    Disponibilité d’un véhicule dans chaque URLT ; 5 nouveaux véhicules en voie d’être livrés.

-    Activités non réalisées suite aux procédures de passation des marchés (niveau central).

-    Véhicule en mauvais état dans plusieurs URLT (Nord, Centre) et budget d’entretien insuffisant. Pas d’assurance ni de vignette.

-    Vétusté des équipements informatiques.

-    Manque de moyens de communication dans les URLT.

-    Flotte OMS couvrant tous les districts (téléphones).

-   

Partenaires techniques et financiers

-    Partenariat avec le Fonds Mondial (FM), GIZ, Union, OMS, Coopération française.

-    Projets EXPAND-TB

-    Financement du Round 9 FM en cours d’exécution

-    Retrait de la GIZ = perte d’un allié flexible surtout pour les composantes TBMR, laboratoires de Bamenda, Douala et prisons.

-    Appels à projets (TB Reach, FEI, etc.).

-    Prépondérance des orientations stratégiques et politiques des partenaires par rapport à celles du pays.

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