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Sunday, 18 September 2016 15:51

Expand-TB Cameroun

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Améliorer la détection et la prise en charge des patients TB-MDR

 

• le control de MDR-TB par l’élargissement et l’accélération de l’accès à des nouvelles technologies de diagnostique

• S’assurer que ces outils sont correctement intégrés dans les programmes de control de TB

• Améliorer la dynamique de marché par l’augmentation du nombre de producteurs et la réduction des prix

Objectif: Amélioration de la gestion de données de laboratoire pour des patients atteints de tuberculose multi résistante dans le cadre du programme EXPAND-TB

1.1.       Dépistage de la tuberculose

Le fardeau de la tuberculose peut être mesuré en termes d’incidence (nombrede nouveaux cas de TB et de rechutes pendant une période déterminée), de prévalence (nombre de cas de TB à un moment déterminé) et de mortalité (nombre de décès par TB pendant une période déterminée). Ces indicateurs sont difficilement mesurables et leursestimations sont fort incertaines. Le Cameroun n’a pas effectué d’enquête nationale de prévalence de la TB et ne dispose pas de données de mortalité issuesd’un système de collecte des données d’état civil. Il n’appartient pas non plus aux 96 pays pour lesquels les estimations de l’incidence ont été revues sur base de l’analyse des données disponibles de notification, d’enquête ou de surveillance,enconsultation avec les pays, et en tenant compte de l’opinion d’experts concernant la proportion des cas diagnostiqués non rapportés ou non diagnostiqués.

L’OMS estime qu’en 2012 le taux de mortalité par TB au Cameroun, en excluant le VIH, était de 29 (12-54)/100.000, le taux de prévalence toutes formes y compris VIH positives, était de 319 (153-344)/100.000 et le taux d’incidence, incluant aussi les cas VIH positifsétait de 238 (117-283)/100.000 habitants[1] . Ces estimations placent le Cameroun dans le même groupe de pays que le Tchad, la Guinée Equatoriale etla Côte d’Ivoire. Toutefois, vu la grande incertitude de ces estimations, le PNLT utilise les chiffres de notification et leurs tendances pour estimer le fardeau de la TB au Cameroun et pour la planification.

Le nombre total de cas de tuberculose détectés en 2013 était de 26.110 (tableau 2)[2] . Il a doublé entre 2002, année où le programme a atteint une couverture nationale,et 2006, pour se stabiliser ensuite autour de 25.000 cas par an.                                

                Tableau 2. Notification des cas de tuberculose au Cameroun. 2004-2013

 

Nouveaux cas TPM+

Rechutes

Echecs

Reprises

TPM-

Extra-pulmonaires

Total

Variation

2004

11 656

767

103

470

3 690

2 104

18 790

 

2005

13 006

1 016

93

481

5 021

2 461

22 078

17%

2006

13 811

901

88

475

6 569

3 035

24 879

13%

2007

12 217

928

543

494

7 588

3 033

24 803

0%

2008

14 233

917

91

412

6 282

3 191

25 126

1%

2009

14 308

1 035

128

373

5 672

3 165

24 681

-2%

2010

14 464

1 015

167

312

5 437

3 157

24 552

-1%

2011

14 927

1 068

163

430

4 941

3 597

25 126

2%

2012

15 016

1 058

158

400

5 204

3 524

25 360

1%

2013

15 080

1 140

126

387

5 501

3 877

26 110

3%

On relève néanmoins une augmentation de 3% du total de cas en 2013 par rapport à 2012, portant essentiellement sur les formes non confirmées. En tenant compte de la croissance de population estimée à 2,5%[3] , le taux de notification est plutôt en décroissance. En général, environ 60% des nouveaux cas sont atteints de tuberculose pulmonaire à microscopie positive (TPM+).

Figure 2. Evolution de la notification de la TB au Cameroun. 2002 à 2013

En 2013, le taux de notification de la TB toutes formes confondues était de 125/100.000 et celui de la tuberculose à microscopie positive était de 72/100.000. De fortes variations sont observées selon les régions (voir tableau 3 et figure 3).

Tableau3. Détection de la TB par région. 2013

NB : Les villes de Douala et Yaoundé sont comptées comme régions épidémiologiques séparées afin de mettre en évidence l’importance du problème de la tuberculose urbaine.

En 2013, 34% du total de cas étaient détectés à Yaoundé et Douala, proportion semblable à celles des années antérieures. Les taux de notification les plus élevés sont habituellement trouvés dans les grandes villes, ce qui se vérifie pour Douala mais moins pourYaoundé. Concernant les taux de notification particulièrement élevés constamment rapportés par la région de l’Est, plusieurs explications sont possibles. La première serait une sous-estimation de la population totale, due entre autres au flux régulier de réfugiés de CAR, en hausse depuis la fin 2013 (voir ci-dessus section 2.4). Deuxièmement, la région de l’Est, comme celles du NO et du SO, ont des prévalences élevées de VIH parmi la population. Par ailleursle taux de notification varie de façon significative entre les régions, avec l’existence de zones à forte transmission de TB, ce qui a été mis en évidence par une étude récente sur la notification de la TB à Douala.[4] Enfin il pourrait y avoir des problèmes de qualité des données.

 

 

 

Figure 3. Taux de notification de la TB par région. 2013

1.2.       La co-infection TB/VIH

            Le dépistage du VIH chez les malades tuberculeux est devenu presque la routine. En 2013, 82% des tuberculeux ont été testés pour le VIH, 38% du total des cas et 32% des nouveaux TPM+ étaient VIH+, ce qui place le Cameroun parmi les pays à forte prévalence de coinfection TB-VIH. Celle-ci est restée stable au cours des dernières années, ce qui peut être associé à la persistance de l’épidémie du VIH dans le pays et au fait que la couverture de la thérapie antirétrovirale est encore faible par rapport aux besoins (environ 50% des cas éligiblesétaient sous ARV à la fin 2011 selon les estimationsdu CNLS)[5] .

On observe des variations significatives entre les régions, ce qui reflète la distribution inégale de l’infection par le VIH dans la population. Les régions du NO, SO et Est rapportent les taux les plus élevés de coinfection parmi les nouveaux cas TPM+ tandis que l’EN relève le taux le plus faible. Les taux de coinfection parmi les autres formes de tuberculose peuvent être faussés par un diagnostic incertain de tuberculose. En termes de nombre de cas, les villes de Yaoundé et Douala fournissent environ le tiers des patients coinfectés (35% en 2013).

Tableau 4. Coinfection TB-VIH chez les patients tuberculeux notifiés au Cameroun en 2013

 

Nouveaux cas TPM+

Tous les cas de TB

Regions

Testés

VIH+

Testés

VIH+

Adamaoua

83%

33%

80%

37%

Centre

82%

31%

80%

37%

Yaoundé

79%

33%

77%

46%

Est

76%

40%

75%

48%

Extreme-Nord

83%

15%

75%

18%

Littoral

97%

30%

98%

36%

Douala

89%

25%

85%

36%

Nord

66%

23%

64%

27%

Nord-Ouest

98%

60%

98%

60%

Ouest

94%

32%

94%

40%

Sud

91%

35%

90%

38%

Sud-Ouest

89%

39%

88%

44%

Cameroun

12.729 (84%)

4.037 (32%)

21.329 (82%)

8.147 (38%)

1.3.       La tuberculose multirésistante

            Le WHO Global Tuberculosis Report 2013 estime à 670 (140-1200) le nombre total des cas de TBMR pour le Cameroun pour l’année 2012, dont 510 (2-1000) parmi les cas jamais traités auparavant et 160 (57-270) parmi les cas de la tuberculose déjà traités pour la TB. Les intervalles larges de confiance donnés par l’OMS indiquent le niveau d’incertitude concernant le problème de la TBMR au pays. Même si aucune enquête nationale sur la résistance aux antituberculeuxn’a été menée, on dispose des résultats d’une série d’enquêtes régionales(tableau 5) et de la surveillance systématique de la résistance parmi les cas de retraitement réalisée dans plusieurs régions au cours des dernières années. En 2013, cette surveillancea été faite en routine dans les régions de Douala, Littoral, NO, Ouest, SO et Yaoundé. Les autres régions n’ont pas résolu le problème d’envoi des échantillons au laboratoire de référence.

Tableau 5. Données disponibles sur la TBMR au Cameroun suite aux études prospectives de prévalence et à la surveillance systématique continue parmi les retraitements.

Année

Région

Source données

TBMR parmi les cas jamais traités (%)

TBMR parmi les cas déjà traités (%)

1997/98

Ouest[6]

Etude prospective, 1 année, incluant tous les cas TPM+, (>85% testés)

1,4

13,2

2004/05

Ouest[7]

Etude prospective, 1 année, incluant tous les TPM+, 616 (>85% testés)

3,3

17,2

2009/10

Adamaoua[8]

Etude prospective, 1 année, incluant tous les TPM+, 509 (>85% testés)

1,4

10,5

       

Echec

Rech.

Reprise

TOT

2009

Littoral[9]

Surveillance systématique des cas de RT (49% avec résultat ATB*)

-

70,0

12,1

3,0

12,0

2011

Littoral[10]

Surveillance systématique des cas de RT (63% avec résultat ATB)

-

76,5

13,6

7,9

16,8

*RT = retraitement, ATB = antibiogramme

La prise en charge de la TBMR se fait au moyen d’un schéma court de 9 mois[11] et le Cameroun participe à l’étude multicentrique qui est conduite par L’Uniondans neuf pays d’Afrique. Le traitement est initié en hospitalisation à l’Hôpital Jamot, au CS Dibamba (Douala) ou à l’HR Bamenda. Après la phase injectable, le traitement est administré en ambulatoire à Douala et à Bamenda. Ce programme a été lancé en 2007 avec un support technique et financier important de la GIZ. La continuité du financement est prévue dans le projet R9 du FM. Dans la pratique, le programme n’a pas encore bien intégré cette composante et tous les mécanismes ne sont pas encore en place pour assurer son bon fonctionnement. De plus, l’approvisionnement en certains médicaments de deuxième ligne pose problème au cours des derniers mois, ce qui a entrainéun faible taux d’enrôlement au traitement des malades diagnostiqués.

Le Tableau 6 montre les cas TBMR diagnostiqués et mis sous traitement au cours des dernières années. Parmi les cas identifiés et mis sous traitement se trouve également une fraction de cas-contact de malades TBMR déjà connus.

Tableau 6. Dépistage et prise en charge des cas TB MR au Cameroun en 2013

Année

Nombre de retraitement (RT) notifiés (pays)

Nombre (%) de RT avec ATB

Nombre (%) de cas TBMR identifiés

Nombre (%) de cas TBMR mis sous traitement

2009

1,536

241 (16)

46 (19)

33 (72)

2010

1,492

228 (15)

51 (22)

35 (69)

2011

1,661

352 (21)

86 (24)

69 (80)

2012

1,616

545 (34)

101 (19)

53 (52)

2013

1,652

721 (44)

123 (17)

75 (61)

1.4.       La TB dans les prisons et autres lieux de détentions

            Dans des pays comme le Cameroun à forte prévalence de TB et VIH, ces deux maladies constituent des risques majeurs pour la santé des prisonniers. Une étude récente sur l’incidence de la tuberculose (2011/12) montre que malgrél’existence d’un programmede contrôle de la TB et le VIHdepuis 2007 dans dix prisons,conçu et réalisé selon les recommandations internationales, le taux de notification de la TB pulmonaire parmi les détenus est resté en moyenne près de 10 fois plus élevé que celui observé dans la population générale comparable ajustée pour l’âge et sexe.[12] Aucune donnée sanitaire n’est disponible pour les autres lieux de détention.

 


World Health Organization (2013). Global tuberculosis report 2013.Geneva (Switzerland).

Données rapportées au 10 février 2014 à la réunion d’évaluation nationale annuelle.

Projections des populations selon UN

Nana A, Noeske J, Dambach P et al.Spatial analysis of tuberculosis in Douala, Cameroon: Clustering and links with socio-economic status. IJTLD 2014, in press.

Comité National de Lutte contre le SIDA. Groupe Technique Central. Rapport national de suivi de la Déclaration Politique sur le VIH/SIDA Cameroun. 30 mars 2012

Kuaban C, Bercion R, Noeske J. et al. Anti-tuberculosis resistance in the West Province of Cameroon. Int J Tuberc Lung Dis 2000; 4(4): 356-360.

Noeske J, Kuaban C. Impact of Tuberculosis Control on Resistance to Anti-Tuberculosis Drugs in the West Province of Cameroon. Int J Tuberc Lung Dis 2007, 11 (11), Suppl. 1 (PS-71525-10).

Kuaban C, Um Boock A,Noeske J et al.Mycobacterium tuberculosis complex strains and drug susceptibility in a cattle-rearing region of Cameroon.Int J Tuberc Lung Dis. 2014 Jan; 18(1):34-8. doi: 10.5588/ijtld.13.0333

Noeske J, Voelz N, Fon Eet al. Early results of systematic drug susceptibility testing in pulmonary tuberculosis retreatment cases in Cameroon. BMC Res Notes. 2012 Mar 21;5(1):160

Noeske J, Sander M, Kuaban C.MDR-TB surveillance among retreatment cases under program conditions in Littoral Region, Cameroon, 2009-2011.Int J Tuberc Lung Dis 2013 12 (16), Suppl. 3 (PC-899-03).

Ce régime de traitement comprend une phase intensive de 4 mois avec 7 antituberculeux suivie d’une phase de continuation de 5 mois avec 4 antituberculeux (4KmMfxPtoHCfzEZ/5MfxCfzEZ).

Noeske J, Ndi N, Amougou Elo G, Mbondi Mfondih S.Tuberculosis incidence in Cameroonian prisons: A 1-year prospective study. SAMJ 2014 (in press).

Sunday, 18 September 2016 15:47

Rapport L’Union, N°20, avril 2014, PNLT

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Le Cameroun fait partie des pays pour lesquels le Fonds Mondial (FM) demande que la Note conceptuelle soit commune pour le VIH et la tuberculose. En octobre 2013, lors de notre dernière mission, le Ministère de la Santé était inquiet car si le programme Sida était assez avancé dans le processus, celui de la tuberculose l’était moins et on craignait qu’il ne soit pas prêt à temps. Pour pallier à ce problème, le Programme national de lutte contre la tuberculose (PNLT) a demandé le soutien de l’Initiative 5% / France Expertise Internationale (I5PC/FEI) pour la mise à disposition de 2 experts techniques et d’un expert financier afin de l’aider à élaborer le Plan stratégique national tuberculose (PSN). En étroite collaboration avec le PNLT, les consultants ont employé la technique classique pour ce genre d’opération : revue générale du programme avec analyse de la situation par étude de la documentation existante sur les stratégies et résultats du programme, mise en perspective du PNLT dans le cadre général du Ministère de la Santé, interviews des différents acteurs lors de déplacements dans les régions ainsi qu’au niveau central, entretiens avec les partenaires. Un premier document a été présenté et discuté en profondeur lors d’un atelier de 2 jours (7 et 8 avril) réunissant toutes les parties intéressées. Ensuite, le travail sur le PSN a repris pour intégrer les suggestions faites lors de l’atelier et préparer le budget. Un atelier de validation présidé par le Ministre de la Santé a été tenu le 25 avril. Il a réuni tous les partenaires et les principaux acteurs de la lutte contre la tuberculose au Cameroun et le PSN a été officiellement adopté.

Comme toujours, l’approvisionnement régulier en antituberculeux de première ligne reste un problème majeur au Cameroun. Les commandes prévues en octobre n’ont pas été passées. Le programme espérait une commande de l’Etat qui n’a pas eu lieu car l’appel d’offres lancé par la CENAME s’est révélé infructueux. L’Union a pu obtenir un dépannage en streptomycine par la RDC mais en faible quantité. Une demande de cotation en urgence à IDA/GDF a été demandée durant notre visite et on espère que le processus sera un peu plus rapide que d’habitude car le premier médicament adulte à être épuisé est le {RH} en décembre cette année. Pour les formes pédiatriques, la rupture ne peut être évitée mais on pourra toujours utiliser des formulations adultes qu’on fractionnera, comme cela s’est fait pendant des années, avant la disposition des formes dispersibles.
La prise en charge des malades présentant une tuberculose multirésistante (MDR) se passe remarquablement bien, le souci principal là aussi étant l’approvisionnement à temps des médicaments de deuxième ligne. Au cours du premier semestre 2013, on a dû retarder la mise au traitement de beaucoup de malades faute de médicaments ; on espère que les processus de commande pourront s’accélérer suite aux entretiens que l’Union a eus à Genève avec les responsables du FM. L’autre problème est lié au retrait de la GIZ qui n’est pas encore compensé par le PNLT.
Sur Douala, on note une nette accélération des références de patients depuis l’hôpital Laquintinie vers les CDT de la ville avec 2 fois moins de tuberculeux enregistrés à Laquintinie au 1er trimestre 2014 qu’au 1er trimestre 2013. Malheureusement cela n’est pas retrouvé à Yaoundé où les références de Jamot ne progressent pas malgré les très mauvais résultats de suivi des malades.
Pour ce qui est des résultats globaux du PNLT, l’analyse situationnelle les présente très bien dans le cadre du Plan Stratégique national ; nous ne rapporterons ici que la synthèse. Une progression annuelle dans les 5 prochaines années de 1,5% du nombre de cas déclarés semble raisonnable. Le taux de perdus de vue diminue lentement et est à 8% pour les tuberculoses contagieuses de 2012 tandis que le taux de succès thérapeutique reste stable à 80% (68% de « guéris »). En 2013, 82% des tuberculeux déclarés ont été testés pour le VIH et 32% des TPM+ sont séropositifs, chiffre élevé mais stable depuis plusieurs années ; 65% des séropositifs ont été mis sous antirétroviraux, proportion en augmentation régulière (60% en 2011).

Sunday, 18 September 2016 15:44

Forces, faiblesses, opportunités et menaces

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Forces

Faiblesses

Opportunités

Menaces

Impact de la TB

-    Tendance en baisse des estimations de mortalité, prévalence et incidence (OMS).

-    Selon ces estimations, existence d’un nombre significatif de cas TB non diagnostiqués et non traités.

-    Volonté politique

-    Politique nationale de lutte contre la pauvreté

-    Peu de succès des programmes de développement économique (pays émergeant en 2035)

-    Insuffisance persistante du budget de l’Etat octroyé à la santé.

Impact du VIH

-    Prévalence du VIH en baisse dans la population (4,3% dans la population 15-49 ans contre 5,5% en 2004, DHS 2011).

-    Prévalence élevée et stable du VIH parmi les cas TB : 38% (82% testés).

-    Taux de létalité élevé.

-    Politique nationale de lutte contre le VIH

-    Couverture insuffisante de la thérapie antirétrovirale

Interventions

Forces

Faiblesses

Opportunités

Menaces

Dépistage

-    Existence d’un réseau de CDT accessibles et fonctionnels dans tout le pays (1 CDT pour 88630 habitants en 2013).

-    Connaissance insuffisante de la maladie et de l’offre de services TB par la population.

-    Diagnostic payant.

-    Critères trop sélectifs de suspicion et diagnostic tardif (forte positivité).

-    Couverture insuffisante du dépistage dans les groupes à risque (prisons, contacts).

-    Pas de stratégie de sensibilisation des prestataires privés à but lucratif sur la lutte anti-TB.

-    Couverture nationale en CSI susceptibles de s’associer à la détection et la PEC de la TB.

-    Existence d’un large secteur privé à but lucratif non encore impliqué dans la LAT.

 

Réseau des laboratoires de diagnostic

-    Laboratoires de diagnostic de la TB accessibles et fonctionnels dans tout le pays.

-    Renouvellement de microscopes et de petit matériel en 2013.

-    Existence de directives de contrôle de qualité.

-    Formation des techniciens régionaux sur la maintenance des microscopes en 2013.

-    Réunions d’évaluation régionales ont un effet motivant certain des laborantins.

-    Mise en œuvre limitée de la microscopie à fluorescence et des techniques moléculaires.

-    Pas d’algorithme de diagnostic intégrant XPert.

-    Qualité du diagnostic insuffisamment contrôlée et manque de recyclage des controleurs.

-    Approvisionnement irrégulier des CDT en réactifs et consommables.

-    Persistance de besoins en équipements.

-    Infrastructures non adéquates.

-    Proportion élevée de laborantins non formés.

-    Supervision insuffisante.

-    Faible motivation des laborantins pour la TB.

-    Importance accordée au niveau international à l’amélioration des systèmes d’assurance qualité dans les laboratoires (WHO, GLI, CDC).

-    Manque de financement externe pour les nouvelles technologies.

Traitement

-    Utilisation des schémas de traitement standardisés.

-    Gratuité du traitement.

-    Disponibilité de ressources humaines qualifiées dans les CDT.

-    Taux de guérison/succès inférieur à la cible (80%).

-    Qualité insuffisante du suivi (adhérence, contrôles).

-    Moyens de communication et de déplacement limités dans les CDT (recherche des irréguliers et des transférés).

-    Décentralisation insuffisante de la PEC dans les grandes villes.

-    Réseau de CSI publics et de structures de dialogue avec les communautés dans l’ensemble du pays.

 

Gestion des médicaments (approvisionnement et distribution)

-    Bon système de suivi des stocks et de distribution des médicaments par le GTC.

-    Gestion informatisée des médicaments à la CENAME et dans les CAPR.

-    Financement des antituberculeux très lié aux ressources extérieures.

-    Irrégularité des approvisionnements en médicaments et ruptures récurrentes dans les CDT.

-    Manque de suivi de la gestion des médicaments au niveau des CDT et par les URLT (dotations et stocks)

-    Non approvisionnement de l’eau distillée et des seringues.

-    Disponibilité d’un budget de l’Etat Camerounais pour l’achat des médicaments.

-    Existence d’un système de livraison des médicaments essentiels par les CAPR vers les FS.

-    Lenteur d’exécution au niveau du Fonds Mondial

-    Disponibilité intermittente des Fonds de contrepartie.

-    Procédures de passation de marché.

-    Indisponibilité temporaire de certains produits.

-    Besoins imprévisibles en intrants et médicaments lié à l’instabilité politique dans la région (réfugiés)

TB-VIH

-    Atteinte de la cible de dépistage du VIH parmi les malades tuberculeux   (82% en 2013).

-    Directives actualisées de PEC de la coinfection.

-    Amélioration de la PEC de la coinfection (85% sous CTX et 65% sous ARV, cohorte 2012).

-    Ruptures fréquentes en tests VIH, CTX et ARV.

-    Test VIH, bilan pré-ARV et dossier ARV payants.

-    Lourdeur des procédures d’accès aux ARV et de renouvellement des ordonnances.

-    Faible collaboration entre les 2 programmes.

-    Très peu d’intégration des services TB et VIH.

-    Seulement 60% des CDT sont des UPEC.

-    Accès limité et payant au XPert pour le diagnostic de la TB chez les PVVIH.

-    Nouveau modèle de financement du FM en faveur de plus d’intégration des programmes TB et VIH

-    Stratégie OMS sur les activités collaboratives TB-VIH (politique, aspects opérationnels, M&E, bonnes expériences des pays, etc.)

-    Plateforme TB-VIH de la DLMEP

-    Recherche en cours pour déterminer l’algorithme de diagnostic de la TB chez les PVVIH.

-    Extension trop lente des services de prise en charge du VIH/Sida.

TBMR

(dépistage)

-    Tests de sensibilité (TS) faits dans 2 laboratoires.

-    Tests moléculaires (XPert) disponibles dans 3 régions.

-    Gratuité des TS et moléculaires pour la détection de résistance

-    Appui UNITAID /FIND.

-    Système de surveillance continue fonctionnel à l‘Ouest, SO, NO, Littoral vers Bamenda; et à Yaoundé vers CPC.

-    Faible mise en œuvre du diagnostic de la TBMR parmi les cas à risque hors les régions couvertes par la surveillance continue.

-    Système d’envoi des échantillons et de retour des résultats des TS fonctionnel seulement dans 6 régions.

-    Fin du projet EXPAND-TB et continuité non assurée de l’approvisionnement en réactifs pour la culture et test de sensibilité.

-    Processus en cours de reconnaissance du statut du LRRTB de Bamenda par le MSP.

-    Possibilité de mettre en place un sytème intégré d’envoi des échantillons en utilisant le système existant pour le VIH (EID, C4, charge virale).

-   

TBMR (traiteme)

-    Existence de 3 unités d’hospitalisation pour le traitement et de plusieurs CDT administrant le traitement en ambulatoire.

-    Utilisation d’un schéma de traitement court avec de bons résultats.

-    Participation à l’étude multi pays de L’Union.

-    Traitement gratuit.

-    Appui aux patients (nutritionnel ; examens complémentaires).

-    Approvisionnement irrégulier en médicaments de seconde ligne (MSL) entraînant une proportion insuffisante des TBMR diagnostiqués mis sous TT  (62% en 2013).

-    Manque de personnel qualifié pour la prise en charge des malades TBMR et la gestion du programme TBMR

-    Manque de moyens de fonctionnement et de supervision.

-    Mesures de contrôle de l’infection et protection respiratoire insuffisantes dans les unités TBMR.

-    Prise en charge limitée des effets secondaires du traitement.

-    Adoption du schéma court comme schéma standard pour le traitement des malades TBMR.

-    Afflux des malades TBMR en provenance des pays voisins où ils ne sont pas traités.

TB dans les prisons

-    Existence depuis 2007 d’un programme de prévention et de traitement de TB / VIH-SIDA dans 10 de 74 prisons (11000 détenus, soit environ 42% de la population carcérale).

-    Stratégie bien définie en accord avec les directives du PNLT et PNLS : dépistage à l’entrée, en routine et dépistages de masse périodiques.

-    Partenaires: Min Justice / MSP / FS privées / GIZ.

-    Financement FM.

-    Taux de notification de la TB dans les prisons ciblées reste en moyenne 10 fois supérieur au taux dans la pop générale comparable.

-    Manque d’appropriation de la composante par le GTC-PNLT pour assurer la continuité et la qualité de l’intervention.

-    Seulement 2 CDT pour l’ensemble des prisons

-    Existence d’un décret précisant le cadre de collaboration entre le MINSANTE et MINJUSTICE.

-    Note de plusieurs délégations régionales stipulant la gratuité du dépistage de la TB dans les prisons.

-    Existence d’organisation confessionnelles et OSC pourvoyant un appui nutritionnel et psychosocial régulier aux détenus.

-    Conditions d’emprisonnement : promiscuité, manque de ventilation dans les cellules, malnutrition.

-    Crises politiques éventuelles

-    Catastrophes naturelles.

TB enfants

-    Depuis 2013 : données de notification collectées pour les 0-4 ans et les 5-14 ans.

-    Formulations pédiatriques disponibles.

-    Disponibilité de directives de traitement préventif par INH (TPI),  

-    Faible mise en œuvre des stratégies de lutte contre la TB infantile.

-    Faible détection de la TB chez les enfants (4.4% des NC en 2013).

-    Rupture fréquente des Anti-TB formes pédiatriques et INH.

-    Faible mise en œuvre TPI

-    Absence de données sur le TPI (nombre d’enfants traités, résultats du traitement)

-    Absence de données des cas TEP par tranches d’age (0-14 ans, > 15 ans).

-    Existence de forum de promotion des directives du programme (association des pédiatres)

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Populations spéciales : réfugiés, pygmées, travailleurs des compagnies forestières, etc.

-    Existence d’un programme de santé VIH et TB dirigé aux travailleurs des compagnies forestières, leurs familles et la population voisine dans les zones d’accès difficile (5 régions), coordonné par le Groupement de la Filière Bois du Cameroun.

-    Pas de stratégie de sensibilisation/ dépistage/ prise en charge appropriée.

-    Méconnaissance du fardeau de la TB dans ces groupes.

-    Politique nationale pour l’appui aux réfugiés.

-    Institutions dédiées aux réfugiés.

-    Existence de camps d’accueil de réfugiés

-    Existence de cases communautaires/formations sanitaires privées pour les pygmées.

-    Instabilité politique des pays avoisinants.

Prévention de la TB dans les FS (contrôle de l’infection TB)

-    Une mission d’évaluation / formation conduite par l’OMS début 2014.

-    Directives non développées et mesures rarement appliquées (triage des cas contagieux, ventilation, protection du personnel)

-    Pas de données concernant la TB parmi le personnel des formations sanitaires.

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Système d’enregistrement et rapportage: suivi évaluation

-    Système de rapportage simple et bien organisé à tous les niveaux.

-    Bonne complétude des rapports de dépistage et résultats de traitement.

-    Taux de complétude des données de labo insuffisant (65% en 2013).

-    Rupture des outils du programme depuis 2013 (fiches, cartes, registres TB et labo).

-    Les données sont disponibles aux différents niveaux de la pyramide sanitaire mais sont insuffisamment analysées et utilisées pour la planification et la prise de décisions.

-    Nouvelles définitions de l’OMS pour l’enregistrement et les résultats de traitement.

-    Développement d’un système de surveillance de la TB (EPICAM).

-    Déséquilibre des besoins en informations des programmes verticaux et du système de santé.

Supervision

-    Activité incluse dans le Rd 9 à raison de 2 supervisions du niveau central par an dans chaque région et une supervision trimestrielle des CDT par les URLT.

-    Exécution limitée vu le retard de financement (en 2013 exécution à 75% par le niveau central et à 50% en moyenne par les régions).

-    Qualité insuffisante des supervisions formatives.

-    Faibles capacités techniques et de gestion de certains superviseurs.

-    Nombre de jours limité pour la supervision par les régions.

-    Etat défecteux des véhicules du programme à au niveau central et dans les régions.

-    Existence de supervisions intégrées.

-    Verticalité et manque de coordination des programmes.

Recherche opérationnelle (RO)

-    Capacité de recherche mise en évidence par plusieurs publications.

-    Plusieurs études en cours en collaboration avec d’autres institutions.

-    Supervision de thèses académiques.

-    Obtention de financement pour des projets de recherche.

-    Absence d’un agenda de recherche opérationnelle du PNLT par priorité et budget.

-    Manque de coordination avec les entités qui font de la recherche et pas de vue d’ensemble des RO en cours.

-    Pas d’encouragement ni de formation à la RO par le PNLT.

-    Application insuffisante des résultats de la RO dans les stratégies.

-    Existence de capacités de recherche (individus, universités, personnel académique) bien que dispersées.

-    Détermination des agendas de RO par les bailleurs externes ou les intérêts personnels des chercheurs au détriment des priorités du PNLT.

Plaidoyer, communication et implication de la société civile et des patients dans la mise en œuvre des activités

-    Mise en œuvre des activités de communication en partenariat avec la société civile.

-    Des projets financés par des partenaires ont déjà été exécutés ou sont en cours d’exécution (Orisade, FIS).

-    Formation en ACSM des personnels des CDT, clubs TB et société civile dans 12 districts (Centre, Littoral et Ouest).

-    Enquête CAP réalisée.

-    Expertise en TB de la SC représentée au CCM.

-    Qualité de la PEC des TBMR bien connue au niveau inter national et sert d modèle reconnu

-    Manque de visibilité des activités du programme (dans les médias, sur le web, etc.)

-    Partenariat opérationnel avec seulement 3 ONG nationales sur 10 régions pour la mise en œuvre des activités de communication et de mobilisation sociale.

-    TASK FORCE COMMUNICATION TB non mise en place.

-    Absence de supports communicationnels sur la TB, la coïnfection TB – VIH, la stigmatisation des patients et l’intérêt de la vaccination.

-    Plan stratégique national de communication non validé.

-    Absence d’outil de suivi et de capitalisation des activités menées par les OSC.

-    Faible remonté des données de terrain des OSC vers le programme.

-    Faible mobilisation des communautés, anciens patients et mass media.

-    Non prise en compte de la SC dans la planifaction stratégique du PNLT et la mise en œuvre.

-    Multitudes d’OSC et d’une plateforme de 30 ONG (Cameroon TB Group) reconnues par le Stop TB partnership, impliquées dans la lutte contre le VIH et la TB au niveau Pays.

-    Existence de structures de dialogue (COSA, COSADI).

-    Existence de leaders d’opinion et religieux dans les communautés.

-    Multitude de média audio-visuels (radios nationales et communautaires, TV, internet, réseaux sociaux, etc).

-    Stratégie partenariale du MinSanté 2007-2015.

-    Expertise chez les OSC en matière d’ACSM, suivi évaluation, récolte de fonds.

-    Existence des bailleurs de Fonds Nationaux et internationaux.

-    Persistance d’une perception trop médicalisée de la lutte contre la TB.

-    Verticalisation de la SC par programme.

Ressources humaines (RH) et formation : gestion de programme

-    Postes clés pour la gestion du programme TB sont généralement couverts au niveau des CDT, régional et central.

-    Tenue d’une réunion annuelle d’évaluation au niveau national et dans chaque région.

-    Mouvements fréquents du personnel formé.

-    Manque de formation d’une importante proportion des médecins, chargés TB et laborantins.

-    Ressources limitées assignées à la formation (ressources financières, formateurs).

-    Irrégularité des réunions de coordination au niveau du GTC et partenaires (« management team »).

-    Gestion relativement faible des activités du personnel du GTC.

-    Capacité limitée des URLT en termes de RH (2ème cadre d’appui non fonctionnels) et de gestion.

-    Démotivation de certains catégories de personnes ressources du PNLT.

-    Analyse incomplète des résultats du programme lors des réunions d’évaluation nationale et dans les grandes régions par manque de temps.

-    Le Cameroun dispose de personnel de santé bien formé.

-    Le FM permet les formations.

-    Les faiblesses sont reconnues et il existe une forte volonté d’améliorer la situation.

-    Interférence du MoH dans les nominations du personnel (nouvelles nominations non appropriées ne correspondant pas toujours au profil du poste ; réaffectation impromptues déséquilibrant le programme)

Gestion de subventions

-    En général, les   procédures, les outils de gestions, les objectifs, stratégies, activités managériales essentielles sont connues par le personnel en charge du contrôle de la TB.

-    Retard de mise en œuvre des activités suite aux retards de décaissement du FM.

-    Lourdeurs administratives à tous les niveaux.

-    Manque d’anticipation au GTC dans la mise en œuvre des activités, tenant compte de la lenteur des procédures de décision et de leur application.

-    Budget des URLT non proportionnel au nombre de CDT.

-    Faiblesse organisationnelle au niveau central et régional.

-    Manque de collaboration des services de comptabilité au niveau central et régional.

-    Faible coordination de l’assistance technique.

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-    Impératifs urgents venant de l’extérieur interférant dans les décisions et dans l’exécution des interventions.

Gestion programme

Logistique

-    Appui financier du FM 

-    Budget de l’Etat et d’autres partenaires.

-    Existence d’un manuel de procédures.

-    Disponibilité d’un véhicule dans chaque URLT ; 5 nouveaux véhicules en voie d’être livrés.

-    Activités non réalisées suite aux procédures de passation des marchés (niveau central).

-    Véhicule en mauvais état dans plusieurs URLT (Nord, Centre) et budget d’entretien insuffisant. Pas d’assurance ni de vignette.

-    Vétusté des équipements informatiques.

-    Manque de moyens de communication dans les URLT.

-    Flotte OMS couvrant tous les districts (téléphones).

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Partenaires techniques et financiers

-    Partenariat avec le Fonds Mondial (FM), GIZ, Union, OMS, Coopération française.

-    Projets EXPAND-TB

-    Financement du Round 9 FM en cours d’exécution

-    Retrait de la GIZ = perte d’un allié flexible surtout pour les composantes TBMR, laboratoires de Bamenda, Douala et prisons.

-    Appels à projets (TB Reach, FEI, etc.).

-    Prépondérance des orientations stratégiques et politiques des partenaires par rapport à celles du pays.

André Mama Fouda a reçu lundi dernier un don du Fonds mondial pour renforcer la lutte contre le Vih et la tuberculose.

« A ceux qui ont reçu beaucoup, il leur est demandé beaucoup ». Cette phrase a été répétée plusieurs fois par Cynthia Mwase, chef de département Afrique et Moyen-Orient du Fonds mondial, en remettant, lundi dernier, dix neuf véhicules au ministre de la Santé publique (Minsanté) André Mama Fouda. Le matériel roulant remis est avant tout un instrument de travail et compte rendu devrait en être fait, a -t-elle dit en substance. Ce sont des véhicules tout-terrain dont dix sont alloués au Comité de lutte contre le sida et neuf au Programme national de lutte contre la tuberculose. Un don d'une valeur estimée à 284 millions de Fcfa.

En recevant le don, André Mama Fouda, ministre de la Santé publique a rappelé que la coopération entre le Fonds mondial et le Cameroun a débuté en 2004. Depuis dix ans, cette institution a déjà débloqué en faveur du pays une somme d'environ 300 millions de dollars soit, à peu près 77 millions pour le vih/Sida, 63millions pour le paludisme et 10 millions pour la tuberculose.

Combinés aux efforts de l'Etat et les autres partenaires, les financements reçus ont permis de rendre disponibles et gratuits les ARV pour 145 000 malades, de dépister et de traiter chaque année 25 000 patients de tuberculose.

Les véhicules reçus seront envoyés en région pour permettre la liaison entre le personnel de santé et les malades en rase campagne.